Burkina Faso

Contexte

La zone cible est principalement agropastorale, ce qui signifie que la population active consacre la majorité de son temps à des activités agricoles ou pastorales ainsi qu’à des activités maraîchères dans les zones où cela est possible. Cependant, les acteurs sont confrontés à des difficultés structurelles et situationnelles.

Les difficultés structurelles sont notamment dues à la rareté des pluies ainsi qu’à leur répartition spatio-temporelle inégale. Les difficultés situationnelles sont la faible connaissance de nouvelles techniques agricoles, un suivi faible suivi, la pauvreté des producteurs, l’insuffisance des pâturages, la pression démographique et le faible accès aux semences améliorées ainsi que des outils agricoles adéquats.
Bien que l’élevage soit assez courant dans les régions ciblées, les conditions ne sont pas idéales, car il arrive fréquemment que des maladies affaiblissent ou déciment la production. De plus, des pâturages insuffisants entravent le développement de la production de petits et gros ruminants.

La nutrition au niveau des ménages souffre d’une part de la faible diversification des repas et d’autre part de la faible capacité de transformation des produits locaux pour la consommation. La conséquence en est de nouveaux cas de malnutrition chez les enfants de moins de 5 ans et chez les femmes enceintes et allaitantes.

Les villages concernés sont également confrontés à un faible accès à l’eau potable pour les populations et aux eaux de surface qui pourraient être utilisées pour le jardinage ou l’abreuvement des animaux.

Region Centre-Nord, Burkina Faso (Source: Google Maps)

Actions COMPASS

Ainsi, dans le cadre du programme COMPASS, OCADES Kaya visera à réaliser les changements suivants dans la région du Centre Nord :

  • 1 700 ménages ont diversifié leur production agricole
  • 1 190 ménages ont adopté des pratiques agricoles durables dans leurs champs et rapportent que les périodes de soudure ont été réduites
  • 1 190 ménages pratiquent des méthodes pour prévenir des pertes post-récoltes
  • 600 ménages ont des unités d’élevage supplémentaires tout en préservant les ressources naturelles nécessaires
  • 700 ménages déclarent avoir un revenu supplémentaire grâce à la vente de produits agricoles et/ou d’élevage
  • 1 020 ménages sont des membres actifs d’un système d’épargne
  • 1 700 ménages ont accru leur sensibilité pour la nécessité de protéger les ressources naturelles
  • 1 360 ménages ont adopté de nouvelles pratiques pour limiter les effets négatifs sur l’environnement (2 000 ha de terres réhabilitées)
  • L’accès de 650 ménages à l’eau en quantité, qualité et distance acceptable est assuré
  • 600 ménages ont adopté de bonnes pratiques en matière d’hygiène et d’assainissement
  • 1 000 ménages pratiquent des stratégies pour éviter la malnutrition des membres de ménages, spécialement des enfants de moins de 5 ans